Handicap moteur
Les troubles de la motricité peuvent signifier une atteinte partielle ou totale de la mobilité et parfois des troubles de la communication, des difficultés à contrôler ses gestes et à s’exprimer ;
mais sans altérer pour autant les capacités intellectuelles.
Les personnes en situation de handicap moteur peuvent être en fauteuil roulant (manuel ou électrique), se déplacer avec un déambulateur, une canne, des béquilles ou être mal marchantes.
Celles qui voyagent seules, sont indépendantes dans la vie quotidienne si elles bénéficient d’un environnement adapté.
En revanche, celles qui ont besoin d’aide dans les gestes de la vie quotidienne sont généralement accompagnées.
Quelles activités préconiser ?
Pour les personnes atteintes d’un handicap moteur de nombreuses pratiques de ski sont désormais accessibles dans nos montagnes.
Nous allons privilégier la pratique du ski en fauteuil, avec différents types de matériels en fonction des capacités motrices de la personne.
Pour les personnes ayant une motricité limitée des membres inférieurs, du haut du corps et des membres supérieurs :
Ski Alpin
Ski nordique
Pour les personnes ayant une motricité limitée des membres inférieurs et une motricité satisfaisante du haut du corps et des membres supérieurs :
Ski Alpin
Ski nordique
Handicap mental
Le handicap mental est un handicap de la compréhension, de la communication et de la décision.
Les personnes ayant un handicap mental éprouvent des difficultés à se situer dans l’espace et dans le temps. Cela nécessite une compensation adaptée qui est essentiellement une aide humaine à laquelle peut s’ajouter une aide technique.
Les personnes ayant un handicap ont besoin d’obtenir des informations visuelles et sonores simplifiées.
Quelles activités préconiser ?
Les personnes atteintes d’un handicap mental peuvent pratiquer le ski de façon ordinaire. Les adaptations vont être nécessaires au niveau de l’enseignement.
En effet, il est nécessaire que le moniteur de ski soit sensibilisé au handicap afin d’adapter sa pédagogie et son discours.
Une pédagogie apaisée, nécessaire à la mise en place d’un climat de confiance est déterminante quant à la réussite d’une bonne pratique sportive.
La valorisation des personnes fait partie intégrante de l’enseignement. Les explications techniques doivent être claires, précises et concises.
Le moniteur doit privilégier les démonstrations aux longues explications.
Les personnes atteintes d’un handicap mental doivent être encadré par des accompagnateurs durant l’activité.
Certaines atteintes intellectuelles peuvent être associées à des atteintes motrices et sensorielles dans ce cas l’utilisation de fauteuils ski peut être pertinente.
Nous préconiserons dans ce cas une activité dans laquelle un accompagnateur sera présent. L’intérêt étant de veiller à la sécurité de la personne durant sa pratique sportive.
Ski Alpin
Ski nordique
Handicap auditif
La principale difficulté est de percevoir, d’entendre et de déchiffrer les messages sonores dont la parole.
La perte de la stéréophonie ne permet plus de localiser l’origine du bruit.
Il est nécessaire de distinguer la personne sourde de la personne malentendante :
- La personne sourde : est une personne née sourde, ou qui a perdu l’ouïe.
Elle n’entend pas la parole et ne peut être aidée que par des techniques visuelles (langue des signes par exemple).
- la personne malentendante : dispose d’un reste auditif exploitable.
Elle peut bénéficier d’aides sonores (appareils auditifs, boucle magnétique…) et utiliser la technique de lecture labiale.
Quelles activités préconiser ?
Les personnes atteintes d’un handicap auditif peuvent pratiquer le ski de façon ordinaire.
Les adaptations vont se faire au niveau de la communication.
Il est nécessaire que les moniteurs ou les encadrants soient formés aux particularités des modes de communication.
Ainsi, pour communiquer avec une personne déficiente auditive le langage labial (lecture sur les lèvres) peut être utilisé
car c’est le moyen le plus facile à utiliser pour les personnes « entendantes ».
L’interlocuteur devra utiliser un langage, clair, précis et concis afin de préserver les capacités d’attention de la personne.
Il faut cependant parler à la personne de façon ordinaire en n’accentuant pas la prononciation, le visage doit être tourné en direction de votre interlocuteur.
Veillez à ne pas vous cacher le visage et ne rien avoir dans la bouche, ce qui aurait pour effet de modifier votre prononciation
et donc de brouiller vos messages. N’oubliez pas également que 80% de la communication se fait de façon non verbale !
Il est de ce fait nécessaire de laisser transparaitre vos émotions et vos talents d’acteur afin que vos sentiments puissent se lire sur votre visage.
Ainsi un large sourire est souvent le premier moyen pour une personne déficiente auditive de comprendre que vous êtes content de la recevoir.
Les personnes ayant une déficience sensorielle s’adaptent sans cesse aux personnes valides dans la vie quotidienne ;
un intérêt de votre part pour leur mode de communication en langage des signes sera donc très apprécié
et vous permettra de découvrir un langage riche en subtilité !
Handicap visuel
Parmi les personnes déficientes visuelles il faut distinguer les personnes non-voyantes des personnes malvoyantes.
- Les personnes non-voyantes : ont une cécité totale et appréhendent le monde principalement par leurs autres sens (toucher, ouïe, odorat, goût).
Elles se déplacent le plus souvent avec une canne blanche qui leur permet de détecter les obstacles ou avec un chien guide.
- Les personnes malvoyantes : perçoivent différemment les éléments de l’environnement en fonction de leur type de vision (flou, champ visuel réduit…).
L’éclairage, l’encombrement des lieux, le contraste des obstacles et des reliefs influent sur leur capacité à percevoir l’espace.
Il faut leur donner des repères de voyants qui peuvent être complétés par des indices faisant appel aux autres sens.
Certaines personnes malvoyantes se déplacent avec une canne (régulièrement ou ponctuellement), ou un chien guide, pour détecter les obstacles non perçus visuellement.
Quelles activités préconiser ?
Les personnes atteintes d’un handicap visuel peuvent pratiquer le ski grâce à un encadrement adapté.
En effet, il est nécessaire de pratiquer en binôme, c'est-à-dire avec un guide qui donnera des informations à la personne déficiente visuelle sur sa direction et l’environnement.
Nait alors une activité de coopération dans laquelle le skieur et son guide ne forment qu’une seule et même personne.
Toutes les formes de ski peuvent être pratiquées par les personnes déficientes visuelles avec un guide.
Nous préconisons cependant de débuter par le ski nordique qui est une activité dans laquelle la vitesse peut être facilement contrôlée,
le guide pourra également décrire au skieur déficient visuel les paysages et une bonne relation pourra alors facilement se nouer.
Le ski alpin est une pratique assez répandue mais plus complexe car il faut qu’il y ait une confiance sans faille entre le skieur et son guide, la vitesse étant plus élevée.
La pratique du Trotti-ski peut être une bonne entrée en matière pour découvrir le ski alpin.